branobag del 12-10-2015: Qui m’aime me suive/Chi mi ama mi segua

Screenshot-abudhabus1Il mio amico Giancarlo da Miele, che in questi giorni si trova per qualche giorno negli Emirati Arabi Uniti, si è trovato un po’ più esposto del solito a reti satellitari. Non che sia difficile in Italia, ma quando uno è fuori sede ha un occhio diverso per queste ed altre cose. C’era un dibattito su rete francofona circa la recente assegnazione del premio Nobel per la pace, ospiti in studio tre giovani artisti, un regista egiziano, una rapper e una cantante jazz.
Inframmezzati al dibattito, brani delle rispettive produzioni, che hanno incuriosito Giancarlo, il quale a sua volta me li ha segnalati.

Escludiamo il regista, che non canta. In un testa o croce tra le due cantanti cominciamo con La Gale, rapper svizzera di mamma libbanese (con due bbi). Cattivissima. Interpellata sul Nobel ha detto: “Sono contenta, ma diamogli sei mesi e vediamo come va” (!!!!). Forse un po’ cinica, forse un po’ nella parte della rapper maledetta, ma l’occhio molesto ce l’ha.

E nel frattempo ci sentiamo, Qui m’aime me suive (chi mi ama mi segua)…e gli alti “pozzino schianta’”….per questioni di brevità di redazione, ometto la traduzione in italiano. Comunque è la storia di una che si fa un mazzo così e non “ci sta dentro”. Diamo anche a lei un po’ di tempo, come dice lei dei premi nobel tunisini, e vediamo se riesce a superare questa fase di rabbia cieca e a vedere un po’ di sole. Ne potrebbe uscire una collaborazione con Katrina and the Waves o, che so, Giorgia…buon ascolto!

[Refrain]

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir | chi mi
J’ai des bornes et des bars à franchir avant d’pourrir
Ressers-moi un verre qu’on efface tout souvenir
Tu me raconteras la soirée, pour le meilleur et le pire

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir
Si cette nuit est la dernière j’sais à quelle heure partir
Putain de quotidien dont je souhaite m’afranchir
J’attends que le jour se lève avant d’m’autodétruire

[Couplet 1]

J’ai la gueule charbonneuse de mes jours de turbin
Dernier bus le soir, Premier train du matin
Les nids d’emmerdes m’attirent comme la peste
Au lendemain d’un soir de tise, le souffle qui empeste

Les semelles qui collent à la bière et à la crasse
En fin de soirée cousin, tu peux nous suivre à la trace

Les réveils qui déchantent caressent tous le même chien
Toutes les nuits j’réinvente le même parcours assassin
J’recherche les endroits sombres à l’heure où il se fait tard
J’fomente avec les rats, la grisaille, les cafards

Nos séquellles, nos angoisses, dans tout ce schéma brutal
On s’en remet à c’que la nuit a enfanté de plus sale
J’prends c’qu’il reste à la clairvoyance des fous
Du ciment une truelle pour mon cerveau et ses trous

Ma connerie en moins, tu trouverais le temps long
Change de trottoir ou d’poste arrête de poser des questions

[Refrain]

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir
J’ai des bornes et des bars à franchir avant d’pourrir
Ressers-moi un verre qu’on eface tout souvenir
Tu me raconteras la soirée, pour le meilleur et le pire

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir
Si cette nuit est la dernière j’sais à quelle heure partir
Putain de quotidien dont je souhaite m’afranchir
J’attends que le jour se lève avant d’m’autodétruire

[Couplet 2]

J’me fraie un chemin dans c’beau monde, un chien d’destin
J’ose plus m’regarder en face sans me tordre les intestins
La couche de crasse devient plus qu’épaisse
Et jour après jour je me demande pourquoi j’régresse

La quiétude, un luxe que très peu de gens s’octroient
Pour le reste ça se passe à la pharmacie d’en bas
Y a d’quoi s’remplir la tête, vider le chargeur plein de fois
Tu t’réveilleras minable et tu recommenceras …

…Afûtant en rangs serrés quelques lignes de courtoisie
On discute sans conviction en attendant de tuer la nuit
N’écouter qu’à moitié des histoires sans entrain
On a créé plein de trucs pour encaisser son prochain

Des pilules roses et des coups de pieds retournés
Enchaîner les coins d’ombre pour supporter la soirée
J’évite certaines rues et leurs boîtes en carton-pâte
En ce qui concerne mon engeance inutile de débattre

[Refrain]

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir
J’ai des bornes et des bars à franchir avant d’pourrir
Ressers-moi un verre qu’on efface tout souvenir
Tu me raconteras la soirée, pour le meilleur et le pire

Qui m’aime me suive que les autres aillent mourir
Si cette nuit est la dernière j’sais à quelle heure partir
Putain de quotidien dont je souhaite m’afranchir
J’attends que le jour se lève avant d’m’autodétruire

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